La Franco-colombienne Ingrid Betancourt, otage depuis février 2002 des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, guérilla marxiste), "va bien", a affirmé le numéro deux des FARC Raul Reyes dans un entretien au quotidien français L'Humanité paru mardi.
"Ingrid Betancourt va bien. Bien dans la mesure de l'environnement dans lequel elle se trouve. Ce n'est pas facile quand on se trouve privé de liberté. Mais c'est une femme intelligente, affable", a déclaré Raul Reyes à l'envoyée spéciale en Colombie du journal communiste.
"Elle n'a jamais été capturée parce qu'elle est française et encore moins à des fins économiques. Elle l'a été pour obtenir la libération de quelque 500 guerilleros", a-t-il ajouté.
En échange de ces libérations, les FARC restent "disposées à délivrer Ingrid Betancourt", âgée de 44 ans et retenue depuis le 23 février 2002, ainsi que "trois agents de la CIA, tous les commandants et les policiers prisonniers retenus depuis plus de six ans" et des dirigeants politiques, a répété Raul Reyes. Mais il a dénoncé un gouvernement colombien qui "passe son temps à renier ses promesses, à offrir de l'argent et a assassiner", jugeant que "la confiance est perdue".
Raul Reyes a en revanche qualifié de "pays amis" la France, la Suisse et l'Espagne, qui ont proposé la création d'une zone démilitarisée sous contrôle international dans le sud-ouest du pays pour négocier un accord entre le gouvernement et les FARC.
Il avait affirmé jeudi dernier sur la chaîne de télévision Telesur que les FARC étaient "disponibles et volontaires pour parvenir à un accord humanitaire", mais que celui-ci "requiert de la part du gouvernement une vraie volonté politique". Les FARC, principale guérilla de Colombie avec quelque 17.000 combattants, proposent d'échanger 58 otages contre 500 rebelles emprisonnés.
AFP 27.06.2006 - 13:46
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