


Devant Marie Antoinette, nouvelle oeuvre tant attendue de Sofia Coppola après Lost in Translation, on se met à rêver, sans doute à tort, d’un autre film. Les mélanges d’intime et d’historique, d’ancien et de moderne annoncent un parti-pris formel excitant. Mais qui ne tient pas ses promesses. Beaucoup d’idées, souvent audacieuses, tombent à plat faute d’une bonne mise en scène. Et , 30 minutes futiles d'un film au fort potentiel mais justement on s'y ennuit le bonbon rose acidulé n'est pas à longue durée.
Papa Francis n'est malgré tout pas loin, il l'accompagne en tant que producteur( il faut bien aîder sa progéniture du tournage au Festival de Cannes comme d'autre à une surprise-partie)…
Il est coproducteur du film, soit dit en passant.

Malheuresement,son film n'a pas convaincu tous les critiques, quelques-uns uns ont sifflé dans la salle. Dur, dur de s'appeler Coppola. Pour une inconnue, ils auraient peut-être été applaudi. Si la fille de son père s’est fait un prénom avec Virgin suicides et Lost in translation, son Marie Antoinette, très personnel, a provoqué comme un effet de rejet à sa première de presse. Flashy sur fond de musique New wave, le parti pris est intéressant, mais non abouti.
Ce n'est pas l'histoire avec un grand H dont il est question ici. C'est l'histoire intime d'une ado, bientôt reine avant de devenir femme. Elle s'en moquerait presque d'être reine. Elle veut juste vivre sa vie, aimer et être aimer. D'où le danger d'un quiproquo. La Cour et l'histoire de Louis XVI ne sont là qu'un prétexte pour parler de soi, de l'inquiétude d'exister, des choix qu'il faut faire jour après jour.
On prend pitié pour une jeune fille sacrifiée pour un pays, innocente au début qui se révèle seule grisée ,incomprise. Son prétendant, l'acteur est très mal choisi où Coppola a t'elle pu aller chercher et choper un acteur aussi merdique à qui on a envie de mettre une claque dans la gueule ; un boulet . La pauvre Dauphine est une adolescente étouffant dans l'indolence de ses décors rose bonbon, une vierge vendue à un Louis XVI incapable de consommer son mariage.
Non, erreur du casting mais autre fait dommage Asia Argento talenteuse en prostituée de louis 15 sublime . 
Tourner le film dans les décors de Versailles, n'est qu'un caprice de gosse de riche, pas plus ni moins : une opportunité sans aucun doute.
Il y a beaucoup de choses dans Marie Antoinette, trop de choses en réalité, qui finissent par s’annuler les unes les autres. En voulant retracer la vie de la jeune dauphine et future reine de France de ses quatorze ans jusqu’à sa fuite de Versailles, Sofia Coppola désire autant dépeindre un monde finissant que la trajectoire d’une jeune adolescente qui doit s’adapter puis apprendre à survivre dans ce monde. Ce thème de la jeune fille étrangère qui cherche à s’échapper d’une société régie par des conventions et des protocoles, la cinéaste l’avait déjà abordé dans Lost in Translation avec le Japon, et en partie avec la famille dans Virgin Suicide. Tout en dessinant derrière les traits de Marie Antoinette le portrait d’une adolescente qui n’a d’appétit que pour la vie et l’amour, d’une insouciance vouée à l’inexorable ; Sofia Coppola signe là probablement sa propre biographie .
Un film qui se cannibalise petit à petit .Pourtant la musique on l’entend dans Marie Antoinette, Siouxie and the Banshees lors d’un bal costumé, New Order à l’aube après une soirée enivrée, soit une ambiance New Wave qui voudrait lier deux époques en les menant dans la même direction : l’atmosphère insouciante de la fin d’une époque. L’idée était belle et très conforme à une cinéaste qui dessine ses films comme on fait de la haute couture : mode, air de tous les temps, qui se croisent et inventent des possibles à partir de formes qui préexistent. Sauf que ça ne marche pas. Sans musicalité dans la mise en scène, la musique semble plaquée, elle ne crée aucun relief et le procédé vire à la facilité. On finit par être un peu las et triste d’assister à tant d’idées qui n’existent pas, de voir un film qui se cannibalise par son incapacité à produire quelque chose de communicatif.
On aurait aimé plus de simplicité, d'autant que la bande son, anachronique à souhait, laissait espérer plus de fantaisie et d'audace. Mais, ne boudons pas le plaisir d'un cinéma de qualité, bien filmé, bien propre sur soi. Dans la réalité de la Cour, la propreté et l'hygiène n'étaient pas une priorité ; derrière les tentures on faisait encore ses besoins… difficile à montrer au cinéma. Ici, tout le monde il est beau et les perruques ne cachent pas les calvities précoces, les "mouches" sur le visage et les fards, les boutons purulents…
La musique choquera les puristes de la reconstitution au cordeau, même si des œuvres de l’époque sont mises à contribution. Elle n’en reste pas moins une des réussites du film. Comme elle en parle très bien dans le dossier de presse, ces groupes entretenaient une connivence certaine avec le XVIIIe siècle, en stigmatisant la fin d’une époque, la nostalgie adolescente (Marie-Antoinette a 18 ans quand elle arrive en France), et une fascination décadente. Sans doute la meilleure part du film.
Pas question donc de réviser l'histoire de France, de faire un procès ou une apologie de la royauté ou de la Révolution. Sofia ne s'intéresse qu'à la femme en devenir. Se base-t-elle sur sa propre expérience ? Elle-même "enfant roi", fille d'un prodige du grand écran, palmé d'or et millionnaire de surcroît, aurait-elle souffert de ce statut ? Nous ne sommes pas dans la confidence des rois.
Sofia donne l'impression d'être très intériorisée, réservée, timide, … a-t-elle du mal à couper le cordon, à tuer le père ?
Toutes ses fanfreluches, ces pâtisseries dégoulinantes et roses, ces perruques poudrées, ces chaussures plus pointues les unes que les autres, ces chiens de pacotille qui pissent sur les tapis, ces masques, ce désoeuvrement apparent,... tout cela fait penser à un autre monde, voisin, celui de Paris Hilton. Comme toutes les petites filles riches et gâtées, elle s'ennuie le dimanche, à la messe, obligatoire. Et, c'est tous les jours dimanche, n'est-ce pas…alors…
Reste pour se distraire d'aller faire des emplettes chez Cartier, Chopard, Dior, Loreal, et de s'habiller chez Armani, Lacroix, Raph Lauren et autres Gaultier de toutes les époques. Pauvres petites filles riches !
Et Dieu dans tout ça ? Et le peuple, l'avez-vous vu ? Il n'était pas dans la salle. Mirabeau disait : le silence des peuples est la leçon des rois.
On connaît la triste fin de Marie-Antoinette. Le roi est mort vive le roi ! Antoinette est morte,triste fin d'un départ pour Paris où elle sera décapité peu de temps après .
Vive Sofia,… Sofia Coppola qui n'a pas été au bout de sa pensée habituelle .
MAIS alors 30 min ou on se fait chier ça arrive , première boullette d'une jeune carrière qui laissera une jeune prodige amère mais on apprend de ces érruurs ; le rythme du bonbon rose acidulé qui au final perd son goût !!!
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